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Culture

Le lac aux oies sauvages

Non contente de s’envoyer des soupes de chauves-souris et de nous balancer dans les pattes une crise sanitaire bien sentie, la Chine peut également se vanter de nous sortir de nulle part des polars passionnants et radicaux. À la fois sec et contemplatif, porté par une photographie à tomber par terre, ce Lac aux Oies Sauvages est un voyage crépusculaire dans une Chine post-urbaine et remplie de ruines hantée par sa fracture sociale. Le réalisateur Diao Yinan livre ici un parfait (...)

A découvrir dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés

2 min de lecture

© Ange Appino pour L'Incorrect

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Le lac aux oies sauvages (1 h 57)

De Diao Yinan

Disponible en DVD

À partir du 25 avril

 

Non contente de s’envoyer des soupes de chauves-souris et de nous balancer dans les pattes une crise sanitaire bien sentie, la Chine peut également se vanter de nous sortir de nulle part des polars passionnants et radicaux. À la fois sec et contemplatif, porté par une photographie à tomber par terre, ce Lac aux Oies Sauvages est un voyage crépusculaire dans une Chine post-urbaine et remplie de ruines hantée par sa fracture sociale.

 

 

Le réalisateur Diao Yinan livre ici un parfait film noir, notamment à travers une série de portraits bouleversants, et s’impose comme un grand formaliste, voire tout simplement comme un grand metteur en scène : pas un plan qui ne soit pas pensé, dirigé et cadré dans la perspective d’une impeccable dramaturgie. Expressionniste, mais jamais gratuit ; pictural, mais jamais illustratif ; ce film possède en sus une énergie désespérée, presque vitaliste, qui rayonne des actuelles productions chinoises. Du cinéma total, en somme.

 

Marc Obregon

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