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Culture

L’Important c’est d’aimer : notre critique

L’Important c’est d’aimer ce témoignage d’une France au bord de l’effondrement. Avec ce film subjuguant, Zulawski représente la violence avec passion. Un héritage en DVD de ce que le cinéma français pouvait encore offrir de plus authentique.

2 min de lecture

© Maneki Films / Julien Panié

Zulawski, le Polonais fou, incarne cette époque oubliée où le cinéma français pouvait se permettre à peu près n’importe quoi, pour le pire comme pour le meilleur, mais toujours avec l’envie d’en découdre avec la morale ou le bon goût. Connu pour ses crises de colère et pour ses accès tyranniques envers ses acteurs, Zulawski a laissé pas mal de croûtes mais aussi quelques chefs-d’oeuvre comme L’Important c’est d’aimer, brûlot à la fois misanthrope et à fleur de peau. 

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Le film s’attache aux pas d’un photographe largué dans un Paris des années 70 qui sent déjà la pourriture : omniprésence de la violence, du fric, de la pornographie, Zulawsky n’y va pas par quatre chemins et dessine une France babélienne, au bord de l’effondrement, tout en brossant le portrait magnifique d’une actrice en déshérence (Romy Schneider, dans un de ses derniers grands rôles). Subjuguant, jusqu’auboutiste, filmé avec la rage au coeur : le cinéma pouvait aussi faire ça, à l’époque.

L’Important c’est d’aimer (1975) d’Andrzej Zulawski, avec Romy Schneider, Jacques Dutronc, Fabio Testi, Klaus Kinski, en DVD (Le Chat qui Fume)

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