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Culture

Oxygène : notre critique

Alexandre Aja, réalisateur de Haute tension (2003) et de Crawl (2019), sort un nouveau filme de science fiction avec Mélanie Laurent et Matthieu Amalric. Une leçon de confinement.

2 min de lecture

© Shanna Besson Netflix

Mine de rien, Alexandre Aja trace depuis ses débuts retentissants avec Haute Tension un beau sillage d’artisan soigneux. Avec Oxygène, réalisé pour Netflix, il montre à nouveau ses talents de raconteur d’histoire et sa passion pour le film de genre, ici à la croisée des chemins entre huis-clos technologique et science-fiction paranoïaque. Une belle idée de départ : coincer Mélanie Laurent dans un caisson cryogénique pendant 1 heure 40. Amnésique, elle tâchera de retrouver la mémoire et surtout de survivre – l’oxygène est compté dans ce sarcophage parlant qui emprunte la voix délicieusement ampoulée de Matthieu Amalric.

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Si le scénario est largement prévisible, le film ménage ses effets et la mise en scène parvient à susciter la claustrophobie et la stupeur grâce à des choix intelligents en matière d’organisation de l’espace et de direction artistique. Mélanie Laurent est plutôt sobre, pour une fois, et le film peut se voir comme une déclaration d’amour à ces personnages féminins déterminés coûte que coûte à survivre – ces « last action women » si chères à James Cameron. Une réussite. 

Oxygène d’Alexandre Aja, avec Mélanie Laurent et Matthieu Amalric, sur Netflix (1h30)

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