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Culture

Pour toujours : un peu de Chardonne

Le film Pour toujours de Ferzan Ozpetek nous plonge dans le quotidien de deux homosexuels, dont la relation chancelante est bousculée par l'irruption dans leur vie des deux enfants de leur meilleure amie. Sans entrer dans la propagande LGBT+, le film examine de vrais problèmes moraux et sentimentaux.

2 min de lecture

© Pour toujours

Un couple d’homosexuels romains aux sentiments éreintés par quinze ans de vie commune se voit confier les enfants de la meilleure amie d’un des deux hommes, hospitalisée. Les défis posés par cette nouvelle responsabilité vont éprouver encore plus l’union vacillante tout en lui conférant une nouvelle justification. L’homosexualité est un thème récurrent du réalisateur Ferzan Ozpetek, qui la pratique lui-même. Tout en posant certains problèmes moraux, le film ne sombre néanmoins jamais dans la propagande LGBT.

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Finalement, le thème de l’homoparentalité le cède devant ceux, plus atemporels, du délitement des sentiments, de l’infidélité, des instants de bonheur volés au désastre de l’existence et on trouve un peu de Jacques Chardonne dans cette obsession d’Opzetek pour l’analyse des moindres frémissements des sentiments, dans le respect de la lenteur de leur déploiement. On ne sombre pourtant jamais dans un rythme mollasson. Il faut aussi saluer une photographie parfois grandiose, qui magnifie comme rarement les paysages italiens.


Pour toujours (1h54), de Ferzan Ozpetek, avec Stefano Accorsi, Edoardo Leo, Jasmine Trinca

https://www.youtube.com/watch?v=QbHvrqp6Wxw&ab_channel=BandesAnnoncesCin%C3%A9ma

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