The Club : la Turquie face à son passé
The Club nous plonge dans une Turquie des années 50 du plus bel effet. La série aborde la construction de l’identité turque et traite en arrière-plan du génocide des chrétiens.
Par Rainer Leonhardt
• 1 min de lecture
La série historique produite en Turquie par Netflix, The Club est remarquable. Elle offre d’abord une reconstitution historique du quartier de Pera/Beyoglu d’Istanbul des années 50 servie par un excellent jeu d’acteurs et un scénario haletant. Mais surtout, elle aborde sans didactisme et sans complaisance la manière dont l’identité turque s’est construite sur un lien ontologique entre turcité et islam.
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Si la série n’aborde pas frontalement le génocide des chrétiens en Turquie (et ne parle pas du génocide arménien – tabou suprême), on le devine à l’arrière-plan. Enfin, la série montre que ce génocide a été suivi d’une épuration ethnique lente dont des points nodaux ont été un impôt sur la fortune touchant, avec des taux confiscatoires, les non-musulmans et le pogrom d’Istanbul de 1955 (objet du dernier épisode). Remarquable.
The Club (6 épisodes), série créée par Zeynep Gunay Tan avec Gökçe Bahadir, Baris Arduç, Asude Kalebek sur Netflix
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