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Culture

[Cinéma] Suis-moi je te fuis : un diptyque lourd

Misant sur d'abracadabrantesques rebondissements pour rebondir, ces quatre heures de film sauront vous ennuyer à merveille.

1 min de lecture

© DR

Les distributeurs français ont le chic pour tronçonner ou agglutiner les œuvres japonaises aux durées hors-normes, généralement soporifiques (Senses) ou abracadabrantes (Shokuzai). Entre les deux, The Real thing de Kôji Fukada devient un diptyque à titre malin: Suis-moi je te fuis / Fuis-moi je te suis. Un jeune salaryman rencontre une paumée passive – agressive qui va dévaster sa vie, notamment le couple secret qu’il forme avec une collègue.

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Bref, ni avec toi, ni sans toi, sur quatre heures avec tout plein de rebondissements, des yakusas compréhensifs, d’anciens amants riches et névrosés, etc. Le manga d’origine s’étire en un devenir-série ripoliné, transgressions homéopathiques à l’appui, suivies à chaque fois de plates excuses dans la foulée. Si la première partie intrigue un peu, la seconde traîne lamentablement vers une résolution prévisible. Arrête-toi, je m’ennuie.


Suis-moi je te fuis (1h49) – Fuis-moi je te suis (2h04), de Kôji Fukada, avec Win Morisaki, Kaho Tsuchimura, Shosei Uno, en salles les 11 et 18 mai

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