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Culture

[Cinéma] Frère et sœur : enfants terribles

Dans son dernier film présenté au Festival de Cannes, Arnaud Desplechin raconte l'histoire de deux frère et sœur éloignés qui se retrouvent lors du décès soudain de leurs parents. Un tralala crypto-incestueux.

2 min de lecture

© Frère et soeur, Why Not Productions

Quintessence à contretemps du cinéma d’Arnaud Desplechin, Frère et sœur bouillonne comme un chaudron familial où les névroses se mythifieraient dans les fétiches culturels (Kafka, Joyce, Cassavettes). Seul problème, son romanesque à la louche est servi avec les habituels effets d’ironie qui empêchent toute adhésion à l’histoire au point même d’en gâcher la réception comme par exemple la prise de son souvent déficiente contredisant l’exhibitionnisme hystérique des sentiments. La fluidité du montage permet d’occulter en partie l’inanité de tout ce tralala crypto-incestueux.

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Desplechin ne parvient à surmonter le divorce entre vérités cinématographique et humaine que dans une scène de suicide, la plus forte de toute son œuvre, grâce à l’amplification électrisante d’un simple bruit. Si Marion Cotillard est magnifiquement filmée, Melvil Poupaud régresse vers les personnages de ténébreux méphistophéliques qu’il a interprétés plus jeune. Le tout ronronne d’un contentement qu’on acceptera de troubler en ne le partageant pas.


Frère et sœur (1h48) d’Arnaud Desplechin, avec Marion Cotillard, Golshifteh Farahani, Melvil Poupaud, en salles depuis le 20 mai

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