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Culture

Gilbert Houbre : quand l’énergie se propage

Vitale, la peinture de Gilbert Houbre est un corps-à-corps entre ce que le peintre a observé et la traduction intérieure qu’il opère.

2 min de lecture

© Gilbert Houbre

En regardant les toiles de Gilbert Houbre, on devine immédiatement le geste du peintre, sa rapidité, sa force, sa nécessité. La fulgurance du geste palpable. Il y a quelque chose de vital dans cette peinture-là. On sent bien qu’il y a eu combat, et que ce que nous voyons en est non pas le résultat, mais son expression permanente, comme si rien n’était jamais figé. Le combat a lieu entre ce que le peintre a observé et la traduction intérieure qu’il opère. Cela passe par un corps-à-corps, Houbre fait vite, comme s’il fallait qu’il laisse à la toile une chance de survivre toujours au combat.

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Gilbert Houbre s’intéresse au vivant, c’est son énergie qu’il veut traduire en peinture et c’est peut-être pour ça qu’elle continue à bouger sous nos yeux. Toutes les formes-couleurs semblent organiques. Houbre travaille à partir de photos de famille ou de photos de presse qu’il réinterprète. Il est parti du défi de saisir la et une fois cette chair apprivoisée, il a conféré à toutes les formes-couleur la même vibratilité. La forme et la couleur se confondent mais il y a un vrai rythme dans l’ordonnancement proposé. Houbre a un swing. Il joue avec le vide et le plein, le silence et le bruyant, le froid et le chaud, la douceur et la violence. Il veut nous confondre. On croit le voir improviser sur sa grille de couleurs pour créer une ambiance. Et c’est ainsi que l’énergie se propage jusqu’à nous.


Pour voir les œuvres de Gilbert Houbre : du 16 septembre au 9 octobre, biennale « Notre mer », La Bâtie en Art, Saint Laurent d’Agny ; et du 12 au 16 octobre, Lyon Art Paper, palais de Bondy.

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