Skip to content

Culture

[Cinéma] Pacifiction – Tourment sur les îles : Vahiné, c’est gonflant

Politique-fiction dans les DOM-TOM d’un esthétisme rasoir, Pacifiction d’Albert Serra est un tourment pour le spectateur.

2 min de lecture

Jackpot ! Après Liberté, touche-pipi grotesque qui transformait le Marquis (1989) de Roland Topor et Henri Xhonneux en son et lumière arty, Albert Serra s’est fait payer des vacances à Tahiti pour tourner un thriller politique avec Magimel en Haut-Commissaire de la République qui orchestre ou tente de stopper, on ne sait, des menaces imprécises sur une reprise des essais nucléaires français.

Lire aussi : [Cinéma] Armageddon Time : confession trop intime 

Si le réalisateur français lorgne du côté de Mulholland Drive et de Twin Peaks, son baroque congelé ne s’accommode que d’interminables préliminaires et de poses crypto-lynchiennes. Benoît Magimel, médiocre et dirigé à l’oreillette, n’existe que dans son affrontement avec un jeune chef de clan, Matahi Pambrun, incontestable révélation. Le reste est de la verroterie pour gogos avec amorces de romances et méfaits qui n’adviendront jamais. L’étalonnage violemment artificiel rappelle qu’entre chien et loup, les navets poussent plus lentement.


Pacifiction – Tourment sur les îles (2h45) d’Albert Serra, avec Benoît Magimel, Pahoa Mahagafanau, Matahi Pambrun, en salles le 9 novembre 

https://youtu.be/66WG0Bis5v0

Le magazine du mois

Couverture — 101 Boutique — 101

Nous soutenir

Un média libre n'existe que grâce à vous