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Culture

[Cinéma] Nos Frangins : sans intérêt 

Tiens, tiens, un film sur la mort de Malik Oussekine. Si l'on aimerait détester Nos Frangins pour des raisons idéologiques, et notamment pour son ton anti-flic, c'est bien du côté artistique que le film pèche : sans vision, dialogues creux, personnages sans épaisseur.

2 min de lecture

© Nos Frangins

Décembre 1986 : alors que les étudiants sont dans la rue pour s’opposer à la loi Devaquet, deux jeunes hommes d’origine nord-africaine, Malik Oussekine et Abdel Benyahia, sont tués la même nuit par des fonctionnaires de police. Le début d’un scandale national. On aimerait détester Nos Frangins pour des raisons idéologiques. Mais là n’est même pas le problème. S’il y a un léger ton anti-police, pas bien raffiné, il y a surtout un manque assez terrible de vision qui rend anecdotiques les gesticulations des personnages à l’écran.

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On ne sait pas où on va, on ne se sait pas ce qu’on raconte. Il ne suffit pas de filmer Reda Kateb pour produire un long-métrage correct. Surtout quand la direction d’acteur laisse autant à désirer. Les dialogues sonnent faux et les personnages, toujours étrangement hagards, n’ont aucune profondeur, aucune intensité. Bref, malgré certaines scènes émouvantes, plus liées au sujet qu’à la réalisation morne de Bouchareb, vous ne raterez rien en vous dispensant d’aller voir Nos Frangins.


NOS FRANGINS (1h32) de RACHID BOUCHAREB, avec Reda Kateb, Lyna Khoudri, Raphaël Personnaz, en salles le 7 décembre 

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