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Culture

[Cinéma] La Grande Magie : retour pénible et insubstantiel de l’être aimé 

Un illusionniste escamote une femme qui s’enfuit et ne réapparaît pas. Son mari ne l’accepte pas, le spectateur non plus qui va découvrir dans La Grande magie la ringardisme à son sommet.

2 min de lecture

© La Grande Magie

Un illusionniste escamote une femme qui s’enfuit et ne réapparaît pas. Si La Grande Magie, pièce d’Eduardo de Filippo, proposait une réinvention de La Femme du boulanger de Pagnol penchant du côté de Pirandello, son adaptation par Noémie Lvovsky s’apparente plus à du Benny Hill en bout de course ou à une défense-illustration du statut des intermittents du spectacle (qui deviennent ici des permittents aux crochets d’une bonne poire abusée).

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Toute noirceur à peu près expurgée du texte, on doit subir par surcroît les chansonnettes informes de Feu ! Chatterton. Ainsi Lvovsky se permet-elle de se dandiner, ravie, au milieu de ses amis acteurs tous mauvais, sauf Denis Podalydès en mari auto-berné, le seul à être traversé par un souffle de folie. Les allusions à Méliès ou à la Nuit des forains de Bergman ont beau jeu, on se prend presque à entendre les rires enregistrés d’une sitcom de dernière zone. Voilà bien la seule illusion que procure cette Grande magie.


La Grande Magie (1h43), de Noémie Lvovsky, avec Denis Podalydès, Sergi López, Noémie Lvovsky, en salles le 8 février

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