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Culture

[Cinéma] Grand Paris : banlieue rêveuse

Dans Grand Paris, son premier long-métrage, Martin Jauvat filme une épopée de banlieusards désœuvrés qui, malgré un final convenu, sait se montrer passionnante et poétique.

2 min de lecture

© Grand Paris

Grand Paris s’apparente au premier abord à un genre particulièrement prisé aux États-Unis : le stoner movie, comprendre le « film sous drogue ». Sauf qu’ici, le jeune réalisateur Martin Jauvat, également interprète d’un des rôles principaux, se permet quelques incises poétiques et rêveuses dans un genre pourtant éculé. Il se montre même passionnant lorsqu’il évoque frontalement ces banlieues assoupies aux confins de l’Île-de-France, adossées contre la campagne, et dans lesquelles la réalité devient subtilement plus lâche à force d’ennui.

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Les héros du film – deux amis d’enfance désœuvrés et amateurs de fumette – se retrouvent bien malgré eux dans une sorte de road movie immobile et nocturne, où les rencontres rocambolesques (un contrôleur de la RATP complotiste, un dealer qui conduit un food-truck) les conduiront sur la trace d’une mystérieuse pyramide – avec un détour par la plage de Dieppe. Malgré un final convenu, ce premier long-métrage laisse entrevoir une vraie signature.


Grand Paris (1h20), de Martin Jauvat, avec Martin Jauvat, Mahamadou Sangaré, Marguerite Thiam, en salles le 29 mars

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