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Culture

[Cinéma] How to have sex : apprentissage éthylique

« La réalisatrice Molly Manning Walker a sans doute mis beaucoup d’elle-même dans cette comédie de mœurs où personne ne dessaoule pendant quasiment une heure trente.» Notre critique.

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© DR

En Angleterre aussi on pratique le « spring break », ces bacchanales traditionnellement célébrées aux USA par la jeunesse post-bachot. Si les stations balnéaires des Baléares sont moins glamours que la Floride ou la Californie, les gueules de bois sont les mêmes. C’est ce qu’apprendront à leurs dépens Tara, Skye et Emily, trois post-adolescentes anglaises venues sur les côtes méditerranéennes pour saborder leur foie – et leur innocence.

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La réalisatrice Molly Manning Walker a sans doute mis beaucoup d’elle-même dans cette comédie de mœurs où personne ne dessaoule pendant quasiment une heure trente. C’est sans doute la première qualité du film : avoir réussi à capter cette énergie poisseuse et ce désespoir cuisant qui animent les soirées étudiantes, confrontées à l’individualisme rampant de ces gamins qui n’ont pas encore appris à vivre. Le film n’échappe certes pas à quelques passages obligés du teen movie tragique, mais convainc grâce à sa mise en scène organique et à ses acteurs ultra-impliqués.

HOW TO HAVE SEX (1h28), de MOLLY MANNING WALKER, avec Mia McKenna Bruce, Lara Peake, Shaun Thomas, en salles le 15 novembre.

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