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Culture

[Cinéma] Le mal n’existe pas : le nul existe bien

« Le reste confond contemplatif et soporifique, la nature semblant vitrifiée par l’ennui de ces plans glissants sous la neige, à l’image du travelling en contre-plongée sur des cimes d’arbres qui nous exténue dès l’ouverture du film. » Notre critique.

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© DR

Chaque époque sécrète son académisme et la nôtre a trouvé un mètre-étalon en la personne de Ryusuke Hamaguchi. Dans Le Mal n’existe pas, une communauté rurale est menacée par l’implantation d’un site de camping de luxe, et tout particulièrement l’eau lustrale du cru par une fosse septique de bien mauvais aloi. De tout le film, seules fonctionnent deux séquences : l’une en temps réel, avec travaux à la hache, d’ailleurs dédoublée, et une réunion zoom qui joue intelligemment avec la position spatiale des protagonistes.

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Le reste confond contemplatif et soporifique, la nature semblant vitrifiée par l’ennui de ces plans glissants sous la neige, à l’image du travelling en contre-plongée sur des cimes d’arbres qui nous exténue dès l’ouverture du film. La conclusion et son recours au fantastique bas de gamme essaie vainement de créer du mystère (spoiler : la petite fille, c’est la Nature). La bande originale de Eiko Ishibashi, pompeuse et éplorée, ajoute encore son poids à ce navet obèse.

LE MAL N’EXISTE PAS (1h47), de RYUSUKE HAMAGUCHI, avec Hitoshi Omika, Ryo Nishikawa, Ayaka Shibutani, en salles le 10 avril.

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