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Culture

[Cinéma] The Fall Guy : fan des années 80

« The Fall Guy », le nouveau block-buster américain de David Leitch dans lequel Ryan Gosling incarne un personnage viriliste à la Sylvester Stallone, est le pur produit d'une industrie du cinéma agonisante, tiraillée entre wokisme et un retour aux sources.

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© The Fall Guy
© The Fall Guy

Sans doute conscient de l’impasse systémique que constituent les marvelleries et autres Disney vitrifiés par le wokisme, tout une partie d’Hollywood commence à freiner des quatre fers et à opposer au progressisme ambiant un bon vieux retour aux sources, teinté de virilisme 90’s, mais avec – forcément – une grosse pincée d’auto- citation et de clins d’œil « méta » ultra-appuyés.

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David Leitch, ancien cascadeur reconverti à ce genre de blockbusters « retardés » dans tous les sens du terme (le très con Bullet Train, notamment) n’y va pas par quatre chemins avec ce nouvel opus en forme de comédie romantique ultra-pimpée, dans laquelle Ryan Gosling creuse le sillon de cet avatar étrange qu’il s’est créé depuis Drive : une sorte d’action-man mutique et cartoonesque, véritable homme à l’envers que justifie ici l’hommage à ce métier de l’ombre : cascadeur. Un peu épuisant mais sincère – on pourrait presque le ranger à côté du Babylon de Chazelle, pour son côté hommage bourrin et mélancolique à une industrie qui n’en finit plus d’agoniser.


THE FALL GUY (2 h 05), de DAVID LEITCH, avec Ryan Gosling, Emily Blunt, Aaron Taylor-Johnson, en salles le 1er mai.

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