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Cinéma

« Un Jour avec mon père » : un premier film attachant

« Le point de vue à hauteur d’enfant, d’abord agaçant, permet de rendre plus intrigante la figure ambivalente du père parfaitement interprété par Sope Dirisu. » Critique du film « Un Jour avec mon père » d'Akilona Davies Jr.

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Un père part avec ses deux fils à Lagos réclamer plusieurs mois impayés de salaire. Ils tombent en pleine reprise en main du pays par les militaires après la destitution du président élu, Moshood Abiola, en 1993. Le semi-autobiographique Un Jour avec mon père a été co-écrit par le réalisateur Akilona Davies Jr et son frère Wade. Si l’exposition semble trop longue, elle installe aussi un rapport particulier avec le temps.

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Le point de vue à hauteur d’enfant, d’abord agaçant, permet de rendre plus intrigante la figure ambivalente du père parfaitement interprété par Sope Dirisu. L’angoisse monte insensiblement et la ville se referme comme un piège. À l’image du récent Agent secret de Kleber Mendonça Filho, une disparition est traitée par l’ellipse. Malgré ses défauts, un premier film attachant.


UN JOUR AVEC MON PÈRE (1h33), de Akilona Davies Jr, avec Sope Dirisu, Chibuike Marvellous Egbo, Godwin Egbo, en salles le 25 mars   

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