LE SAINT-SIMON DE SAINT-GERMAIN
Même si notre brillante collaboratrice n’a guère apprécié son dernier roman, Richard Millet n’en demeure pas moins un des grands écrivains vivants, et la publication de son journal, un événement. [...]
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Par Romaric Sangars
• 2 min de lecture
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Même si notre brillante collaboratrice n’a guère apprécié son dernier roman, Richard Millet n’en demeure pas moins un des grands écrivains vivants, et la publication de son journal, un événement.
D’autant que ce deuxième tome qui couvre la seconde partie des années 90 offre un panorama fascinant du milieu littéraire de l’époque. Après les remous d’une première « affaire », Millet n’en connaît pas moins la gloire avec plusieurs grands romans publiés chez P.O.L., abandonne l’enseignement et devient éditeur chez Balland.
Lire aussi : « Je ne mérite rien mais tout fleurit en moi »
Il évoque le flamboyant Lamarche-Vadel, mais aussi toute une série de personnalités : Tillinac, Haenel, Meyronnis, Ferney, Duteurtre, Angot (avec laquelle il entretient alors une étonnante complicité) ou Houellebecq (secoué par la polémique des Particules). Cruels et mordants, ses croquis mondains sont des modèles du genre ; on y lit par ailleurs un écrivain déchiré par le désir, miné par le doute et le désespoir, et pour qui l’écriture est autant un sacerdoce qu’un vertige.
Romaric Sangars

JOURNAL (1995 1999) TOME II
Par Richard Millet*
Editions Léo Scheer 286 p. — 25 €
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