[Cinéma] Domingo et la brume : joliesse soporifique
Après To kill the beast, Domingo et la brume fait à nouveau de la jungle sud-américaine un réservoir à fantastique. D’une joliesse un peu soporifique.
Par Christophe Despaux
• 2 min de lecture
Dans le Costa Rica profond, un veuf pas commode résiste à l’expropriation menée par une société d’autoroutes, cependant qu’un brouillard fantastique doté d’une voix de femme s’insinue partout. Domingo et la brume ressemble à un modèle déposé de film d’auteur sud-américain sous double influence d’Apichatpong Weerasethakul (Memoria) et John Carpenter. La sauvagerie y est maintenue latente par la torpeur et une succession de plans qui guettent en vain quelque chose dans l’invisible.
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Ariel Escalante Meza use de luminothérapie et de tout un appareil censément hypnotique incluant la prose poétique. « Nos souvenirs de chiots nous font respirer », déclame la voix-off, cependant que les méchantes actions du consortium menacent le casting. L’œil lourd, on devine que la masculinité toxique trouvera son maître en la hideuse figure du néolibéralisme crypto-colonial. Trop tard : dans la jungle, personne ne vous entend ronfler.
DOMINGO ET LA BRUME (1h32), d’ARIEL ESCALANTE MEZA, avec Carlos Ureña, Sylvia Sossa, Esteban Brenes Serrano, en salles le 15 février
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