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Culture

[Cinéma] L’ascension : splendeur soviétique

Ce drame poignant explore les dilemmes moraux et spirituels de deux partisans biélorusses pendant la Seconde Guerre mondiale, offrant une réflexion profonde sur la foi, la trahison et le sacrifice.

2 min de lecture

On vous le répète souvent ici : le cinéma soviétique est inégalé par sa suprématie plastique et transcendantale. Et il recèle des perles rares, souvent oubliées en Occident, mais qui brillent encore de mille feux. Le chef-d’œuvre de Larisa Chetpiko, femme d’Elem Klimov (réalisateur notoire du plus grand film de guerre de tous les temps, Requiem pour un massacre) est de ceux-là. À chaque plan, on est subjugué par la force picturale, métaphysique, qui emmène tout le métrage, transformant le récit militaire en véritable odyssée spirituelle.

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L’ascension qui donne son titre au film est comparable à celle qui hante les autres grands chefs-d’œuvre du cinéma soviétique, d’Andrei Roublev à La Lettre Inachevée, et qui s’attache à montrer comment, au cœur d’une Russie trucidée par son histoire, le divin n’a eu de cesse de résister, irrémissible comme une eau pure remontant à la surface d’un océan de boue. Une splendeur à voir sur grand écran, enfin.

L’ASCENSION (1 h 51), de LARISSA CHEPITKO , avec Boris Plotnikov, Anatoli Solonitsine, Vladimir Gostioukhine, en salles le 29 mai.

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