Skip to content

Culture

[Cinéma] L’autre Laurens : néo-polar fluo

« Un peu moins de citations et un peu plus de vie ne nuiront pas à l’avenir. » Notre critique.

2 min de lecture

© DR

En 2023, le néo-polar palpite encore un peu, comme l’indique la première séquence de L’Autre Laurens, avec son réverbère étirant sa double lumière comme une soucoupe volante prête à quitter la Terre. L’intrigue fumeuse et décalée trace un trait d’union entre le nord de la France et la Costa Brava, un détective privé et son méchant jumeau, une nièce fatale et sa belle-doche. Le vieux film noir se requinque aux giclures fluo, entre F.J. Ossang, les frères Coen et le sempiternel David Lynch.

Lire aussi : [Cinéma] Lost country : Serbie année zéro

La prime est donnée aux trognes à la Kaurismaki et à un humour pince-sans-rire d’Audiard psychorigide. Si le film se suit sans ennui, il semble dérouler sous lui une autoroute de vide, parcourue de références chics. La plus belle et la mieux amenée détourne le final électrisant de The Shooting (Monte Hellman, 1966), sans oser conclure aussi sèchement. Un peu moins de citations et un peu plus de vie ne nuiront pas à l’avenir.

L’AUTRE LAURENS (1h57), de CLAUDE SCHMITZ, avec Olivier Rabourdin, Louise Leroy, Kate Moran, en salles le 4 octobre.

Le magazine du mois

Couverture — 101 Boutique — 101

Nous soutenir

Un média libre n'existe que grâce à vous