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Culture

[Cinéma] On dirait la planète Mars : comédie dickienne

D’une expérimentation qui vise à reproduire dans un désert canadien les conditions d’une mission réelle de colonisation martienne, le nouveau film de Stéphane Lafleur finit par provoquer un véritable vertige métaphysique.

2 min de lecture

© On dirait la planète Mars

Si l’on croit d’abord assister à une comédie légère, une fable chorale et science-fictive qu’aurait pu développer Wes Anderson, Stéphane Lafleur se montre bien plus ambitieux. Tout en ne sortant jamais du cadre très écrit d’une expérimentation qui vise à reproduire dans un désert canadien les conditions d’une mission réelle de colonisation martienne, il finit par provoquer un véritable vertige métaphysique. En effet, les figurants choisis pour cette mission sont censés être des répliques psychologiques parfaites de leurs alter ego astronautes qui sont réellement partis sur Mars.

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Le but de la mission consiste donc à utiliser une matière humaine réelle pour une sorte de maintenance prédictive cynique et potentiellement suicidaire. Au final, qui joue un rôle ? Qui sont les vrais astronautes ? Y a-t-il d’ailleurs une mission réelle sur Mars ? Le film médite sur le simulacre, sans jamais se départir d’un humour pince-sans-rire et d’une authentique humanité. Stéphane Lafleur s’inscrit finalement dans l’héritage puissant de Pirandello et de Philip K. Dick.


ON DIRAIT LA PLANÈTE MARS (1 h 44), de STÉPHANE LAFLEUR, avec Steve Laplante, Larissa Corriveau, Fabiola N. Aladin, en salles le 2 août.

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