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Culture

[Cinéma] Un Couple : paradis perdu

Une femme prend le spectateur à témoin de ses malheurs conjugaux. Un film à costume(s) unique qui se suffit hélas aussi d’une seule vérité…

2 min de lecture

© Un Couple

Derrière chaque homme de génie, se cache une femme a minima suffisamment dévouée et sacrificielle pour lui permettre de donner sa pleine mesure. C’est le sens de l’indéfini dans le titre du dernier film de Frederick Wiseman qui prend l’exemple du couple Tolstoï pour égrener les récriminations dans un monologue constitué d’extraits du journal intime ou de lettres écrites par l’épouse de Léon, Sophie.

On est un peu désolé qu’un maître du documentaire au crépuscule de sa vie consacre de précieuses heures à dénoncer la charge mentale, sans même envisager le B.A BA d’un contrechamp sur l’époux en faute – dont seront inaccessibles le point de vue ou la défense. Reste la magnificence des plans de coupes, formant à eux seuls une histoire entière, celle d’un jardin édénique où la prédation le dispute aux plaisirs. Leur succession fait tourner la tête, avec ce tempo si particulier déjà visible dans Monrovia, Indiana, comme si Wiseman voulait se gorger une dernière fois de la beauté du monde.


Un Couple (1h03) de Frederick Wiseman par Nathalie Boutefeu et Frederick Wiseman, en salle le 19 octobre

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