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Culture

[Cinéma] Vers un avenir radieux : dernier inventaire avant liquidation

Que reste-t-il de la gauche italienne ? Moretti lui-même qui se représente en éléphant cherchant son cimetière dans un dernier film moins pire que d’habitude.

1 min de lecture

© Vers un avenir radieux

Autarcique revendiqué dès son premier film, Nanni Moretti a depuis longtemps troqué la névrose contre la sénilité. Vers un avenir radieux le représente à nouveau en cinéaste au travail filmant le cas de conscience d’un maire communiste qui hésite à condamner l’Insurrection de Budapest. Si cette nouvelle fantaisie politique rivalise d’innocuité et d’autocomplaisance, Il maestro semble douter. Les autres personnages ont beau lui être assujettis, à l’image du mouvement giratoire qu’il imprime à l’ensemble de la distribution sur une superbe chanson de Franco Battiato, son double accuse le coup.

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Les démonstrations physiques habituelles (natation, football) ressemblent à un baroud d’honneur. Comme dans le dernier Woody Allen, Moretti déroule avant inventaire ses admirations (Demy, Kieslowski) et ses rejets (Tarantino). Sa voix assourdie, qu’il compense par une sur-articulation, témoigne d’une mauvaise forme qui le rend enfin humain. On en oublie de détester son film qui le mérite pourtant.


VERS UN AVENIR RADIEUX (1H36), de NANNI MORETTI, avec Nanni Moretti, Margherita Buy, Silvio Orlando, en salles le 28 juin.

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