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Cinéma

« La Convocation » : lourdingue

« Petit-fils d’Ingmar Bergman, Halfdan Ullman Tøndel a beau citer le sublime plan final de L’Été dernier, le talent ne se transmet pas forcément par les gènes ni par la copie. » Notre critique du film « La Convocation ».

2 min de lecture

Une actrice au veuvage récent est reçue par les autorités éducatives car son fils de 6 ans a menacé son cousin de sodomie. La Convocation poursuit une tendance réactivée par La Salle des profs d’Ilker Çatak, le huis clos scolaire. Évoquant d’abord le Direktør de Von Trier pour la critique presque bouffonne de procédures inadaptées à l’humain, le film vire au soap puritain et lourdingue où les enfants – invisibles – paient pour les péchés de leurs parents.

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Les longs couloirs à la Shining de l’école deviennent un espace mental qui se peuple de chimères (la scène à la Chromosome 3 où la mère est assaillie). Un fou rire hystérique vire à la crise de larmes pendant huit longues minutes, le temps qu’il faudra aussi à une maltraitante mise en accusation pour s’effondrer sous une pluie battante devant d’autres parents. Petit-fils d’Ingmar Bergman, Halfdan Ullman Tøndel a beau citer le sublime plan final de L’Eté dernier, le talent ne se transmet pas forcément par les gènes ni par la copie.


LA CONVOCATION (1 h 57), de Halfdan Ullman Tøndel, avec Reinate Reinsve, Ellen Dorrit Petersen, Endre Heelestveit, en salles le 12 mars.

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