Skip to content

Société

Le réveil de la France oubliée

L’essai d’Anthony Cortes est une bouffée d’optimisme pour qui ose croire au renouveau des campagnes françaises. Un inventaire des très nombreuses initiatives locales qui donnent un aperçu du devenir de la France profonde. Que la campagne est belle !

2 min de lecture

© Joackim Weiler – Unsplash

Jolie pierre dans la réflexion sur le monde post-Covid que cette enquête dans la France profonde, à laquelle la mort était promise et qui tente pourtant, par une vaste panoplie d’initiatives, de se donner un souffle nouveau. Il n’est pas plus convaincant démenti du « politique d’abord » maurassien : face à l’impéritie des pouvoirs publics, ce sont les forces vitales locales qui réussissent à revivifier la vie économique et le lien social, à attirer un médecin et un boulanger, à sauver l’école et le troquet. En somme, rien n’est fini tant que s’animent les bonnes volontés.

Lire aussi : La loggia vide : Hommage à Philippe Jaccottet

Certes, l’auteur pèche par sa lecture marxisante du mouvement des Gilets jaunes, duquel il fait un événement par trop fondateur et dont il étend abusivement le démocratisme idéalisé. Il n’en pose pas moins, sans trancher, la seule question fondamentale : dans quelle mesure le néo-ruralisme, enclin à importer sa mentalité et ses modernités, menace-t-il les permanences culturelles des ruraux historiques ? Vivre à la campagne est une chose, vivre la campagne en est une autre. Grave question, qui décidera du devenir identitaire français.

Le réveil de la France oubliée d’Anthony Cortes, Le Rocher, 168 p., 14,90 €

Le magazine du mois

Couverture — 101 Boutique — 101

Nous soutenir

Un média libre n'existe que grâce à vous