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Cinéma

Les Damnés : le désert des tartouilles

« Hormis deux séquences, le film lambine et accumule les clichés malickiens : la Nature est un grand Tout, la guerre n’a pas de sens, etc.. » Notre critique du film « Les Damnés » de Roberto Minervini.

2 min de lecture

Pendant la guerre de Sécession, une expédition nordiste se perd dans les terres inexplorées du Montana. Avec Les Damnés, sa première fiction, le documentariste Roberto Minervini infléchit le film de guerre vers le western métaphysique à la Monte Hellman. Une très marquante embuscade situe le spectateur à la place du soldat pris pour cible ; le traitement particulier du son fait pratiquement siffler les balles à son oreille, tandis que l’ennemi perdu dans le flou se réduit aux éclairs des coups de feu.

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Plus loin, une frise de cavaliers armés qui obstruent l’horizon au crépuscule compose un plan extraordinaire. Mais, hormis ces deux séquences, le film lambine et accumule les clichés malickiens : la Nature est un grand Tout, la guerre n’a pas de sens, etc. Ajoutons que les dialogues improvisés et signifiants gâchent la bonne tenue plastique de l’ensemble, notamment la fin. Les amateurs de barbes admireront les spécimens que, hispters malgré eux, les acteurs amateurs ont laissé pousser.


LES DAMNÉS (1 h 29), de Roberto Minervini, avec René W. Solomon, Jeremiah Knupp, Cuyper Ballanger, en salles le 12 février.

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