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Culture

[Cinéma] L’Été nucléaire : déchet radioactif

Écrit par des incompétents, le scénario de L’Été nucléaire reste dans les canons du film bourgeois ennuyeux.

2 min de lecture

© DR

Il est des films mort-nés qui se résument à leur argument. Dans L’Été nucléaire, d’anciens amis d’enfance tentent de se protéger après un accident de centrale en se réfugiant dans une ferme. Hélas, les riches fragrances du film de survivant n’auront pas pu traverser l’Atlantique sans s’affadir chez nous. Dès les premières répliques, après une sortie de route, on sait que le film ne quittera jamais le bas-côté, celui d’un antique feuilleton AB production moins les rires enregistrés.

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Une globale incompétence empêche les situations de prendre. Livrés à eux-mêmes, les acteurs se perdent dans la continuité émotionnelle de leurs personnages. On discerne avec effarement le trio de La Fureur de vivre (jeune couple empêché + meilleur ami gay) dans un suspens de la contamination mortelle. À jouer avec la menace invisible, Gaël Lépingle en oublie le visible, et sa conclusion – « ne pas résister à ses tentations tue » – pue simplement le petit-bourgeois. On frise le déchet radioactif.


L’Été nucléaire (1h25), de Gaël Lépingle, avec Shaïn Boumedine, Carmen Kassovitz, Théo Augier, en salles le 11 mai

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