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Culture

Lui : notre critique

Malgré une accroche qui laisse croire à un film d'intérêt , Lui se contente de narrer les errements sentimentaux d'un homme qui navigue entre sa femme et sa maîtresse, le tout dans une demeure bretonne qui se transforme vite en un huis-clos narcissique.

2 min de lecture

© Lui

Ça commence comme un thriller classique : un pianiste en instance de divorce (Guillaume Canet) se rend sur une île bretonne pour trouver l’inspiration dans sa maison de location. L’ambiance y est pesante ; les autochtones inquiétants. Pendant le premier quart d’heure, plutôt réussi, on se demande bien où l’acteur-réalisateur veut nous amener. Film d’horreur cérébral ? Comédie du remariage ? Drame chabrolien ?

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Rien de tout cela, malheureusement. Le piège se referme quelques minutes plus tard, alors qu’apparaissent femme et maîtresse en dépit de toute logique. On comprend alors, ô sublime horreur, que l’on est dans un « film-mental ». Tous les personnages qui peuplent la vie du héros commencent à défiler dans sa baraque bretonne, qui devient un huis-clos narcissique. Ce qui aurait pu faire l’objet d’un court-métrage d’étudiant, Canet en fait un film d’une heure et demie à sa gloire, délivrant un grossier message psychanalytique. Reste un duo d’actrices plus que séduisant : Laetitia Casta en maîtresse pulpeuse et Virginie Efira en épouse éconduite, toujours impériale quel que soit son texte. Et quel que soit le naufrage du film.

Lui (1h28), de Guillaume Canet, avec Guillaume Canet, Virginie Efira, Laetitia Casta, en salles le 27 octobre

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