Mort à 2020 : notre critique
Ce documentaire pensé comme satire de l'interminable année 2020 s'annonçait bien. Pourtant, les réalisateurs Al Campbell et Alice Mathias ont raté le coche en en faisant un tract politique grossier.
Par Rainer Leonhardt
• 2 min de lecture
Tourné comme un documentaire, Mort à 2020 mêle les témoignages de personnalités (fictives) mondialement célèbres à des images d’archives de ces douze derniers mois. La nouvelle production Netflix s’annonçait bien : une satire sur l’année passée produite par le scénariste de Black Mirror. Le début, tout en sacrifiant à la doxa de gauche sur Johnson et Trump, se montre assez ironique et nuancé. Espoir de courte durée, dès l’arrivée de la séquence Black Lives Matter, le docu-fiction bascule dans le tract.
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Bande-son mélancolique, personnages binaires à l’image d’une « Karen » critiquant le mouvement qu’on montre comme une femme futile et hystérique, ou encore le porte-parole de la Maison Blanche se plaignant sans cesse de la censure des conservateurs par les GAFA, Mort à 2020 accumule les scènes censées provoquer le ridicule mais qui tournent au fiasco à force de tirer à vue avec autant de prétention. À la fin, sainte Kamala Harris et Uncle Joe terrassent l’odieux dragon Trump et l’Amérique libérale-libertaire est sauvée.
Mort à 2020 d’Al Campbell et d’Alice Mathias avec Samuel L. Jackson, Hugh Grant et Kumail Nanjiani. 1h00. Disponible sur Netflix
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