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Idées

Nicolás Gómez Dávila contre le droit naturel

Les éditions Herodios publient « Critique du droit, de la justice et de la démocratie » de Nicolás Gómez Dávila, ouvrage dans lequel l'authentique réactionnaire déconstruit l'utilisation moderne faite du droit naturel. Voilà le droit bien dénudé.

2 min de lecture

© Nicolas Gomez Davila / DR

On connaît le grand réactionnaire colombien pour ses fabuleuses scholies, mais il peut également attaquer la modernité et la démocratie sous la forme d’une démonstration méthodique. Affirmant que le droit naturel n’existe pas et qu’il n’est qu’un droit positif sans origine repérable mais mûrissant au sein de l’histoire, Davila récuse les prétentions du premier qui serviraient toujours de masque à l’absolutisme. Absolutisme d’un seul, d’une secte ou, dans le cadre démocratique, de la majorité rompant l’interaction entre sujets de droit autonomes.

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« De telles doctrines sont de ce fait plus ingénues qu’ingénieuses, car elles consistent risiblement à permettre que chacun appelle, à son gré, PROSPÉRITÉ PUBLIQUE, ce qui lui fait plaisir, JUSTICE SOCIALE, ce qui l’émeut, PROGRÈS, ce qui flatte ses préjugés, BIEN COMMUN, ce qu’il recherche personnellement ». Un bréviaire un peu aride pour repérer quelques unes des abstractions pernicieuses de la modernité et démystifier, par syllogismes brutaux, les slogans généreux.

Critique du droit de la justice et de la démocratie de Nicolás Gómez Dávila
Herodios, 80 p., 12 €

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