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Culture

[Cinéma] Nostalgia : retour au mal-aimé

Un vieil Ulysse rentre à Naples sans Pénélope. Flasque et pataud, Nostalgia dégraisse Coppola pour le faire rimer avec du Moretti terminal.

2 min de lecture

© Nostalgia

Un quinqua napolitain ayant fait fortune au Maghreb revient chez lui des années après revoir sa mère et se décharger d’un lourd secret. Drame du milieu à la Guédiguian – c’est-à-dire fléché et branlant de toutes parts – Nostalgia colmate les trous de son scénario par un académisme posé et le brin attendu de couleur locale. Il sous-exploite les harmoniques homo crevant les yeux d’une rupture amicale.

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Ne détonne vaguement qu’un second rôle de prêtre positif, sosie vocal de Nanni Moretti. Son entregent repousse un temps l’affrontement entre le héros et son double, ami d’adolescence passé du côté obscur, introduit en profil perdu. Sa présence muette, du haut d’un balcon, prévient évidemment que tout finira mal. On réalise au magnifique – et bien seul – dernier plan l’erreur majeure de Mario Martone. Nostalgia aurait été plus fort et long en bouche si le
point de vue adopté avait été celui du mauvais garçon, ombre flouée à capuche, infiniment moins lénifiante que le philanthrope converti.


Nostalgia de Mario Martone, avec Pierfrancesco Favino, Tommaso Ragno et Francesco Di Leva, en salles le 4 janvier

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