Skip to content

Culture

On est fait pour s’entendre : torrent d’insouciance

Avec On est fait pour s'entendre, Pascal Elbé aborde avec humour des sujets d'une grande profondeur. C'est la grande force de ce film : aborder la gravité avec légèreté.

2 min de lecture

© On est fait pour s'entendre

On est fait pour s’entendre, c’est la rencontre d’Antoine, quinquagénaire touché par des problèmes d’audition, et de sa voisine d’en-dessous, Claire, une veuve qui élève sa petite fille murée dans un silence total depuis la mort de son père. Entre le mutisme de la fille de Claire et la quasi-surdité d’Antoine, la magie opère.

Lire aussi : Amants : luxueux téléfilm

Cette comédie, que l’on pourrait rattacher à la catégorie du film antidépresseur, réussit son pari, fait rire et instille une gaieté vive. Elbé ne recule devant aucune plaisanterie et si tout ne fait pas mouche, qu’on frise parfois le boulevardier, on finit par se laisser emporter par le torrent d’insouciance de l’ensemble. Si l’on regrette que certains thèmes soient parfois abandonnés en chemin, l’abondance des questions graves traitées par un film apparemment léger, celles du handicap, du deuil, de la misère affective et de la misanthropie, mérite aussi d’être saluée. Car l’humour y est, plus qu’un moyen de divertir, une proposition de rapport à l’existence : sourire au désastre.


On est fait pour s’entendre de Pascal Elbé (1h35), avec Sandrine Kiberlain, Pascal Elbé, Valérie Donzelli, en salle le 17 novembre

Le magazine du mois

Couverture — 101 Boutique — 101

Nous soutenir

Un média libre n'existe que grâce à vous