« Pluribus » de Vince Gilligan : eschatologique
« Un peu trop cérébrale et programmatique, Pluribus se montre toutefois passionnante dans ses derniers épisodes, où Gilligan interroge directement la nature des États-Unis comme creuset d’une fiction-limite. » Critique de la série « Pluribus » de Vince Gilligan.
Par Marc Obregon
• 1 min de lecture
Attendue comme une épiphanie, la nouvelle série de Vince Gilligan, concepteur de Breaking Bad, semble arriver au premier abord dans l’arène des feuilletons TV avec un train de retard : le concept, quelque part entre Body Snatchers et Je suis une légende, est en effet une antienne de l’imaginaire américain : ici, comment une femme auto-proclamée « misanthrope » survit dans un monde où la population entière a été remplacée par un mystérieux esprit collectif d’origine extra-terrestre.
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Un peu trop cérébrale et programmatique, Pluribus se montre toutefois passionnante dans ses derniers épisodes, où Gilligan interroge directement la nature des États-Unis comme creuset d’une fiction-limite, interface d’une post-histoire qui devient le théâtre d’un combat immémorial entre la volonté divine et un esprit de la ruche liquéfiée dans une matrice artificielle – exactement comme l’a fait Lynch en son temps avec Twin Peaks : The Return.
PLURIBUS, série en 8 épisodes disponible sur Apple TV, avec Rhea Seehorn, Karolina Wydra, Carlos-Manuel Vesga
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