[Reportage photo] Grève : des braves contre les racailles
Ils sont le rempart au chaos. Gendarmes et CRS garantissent l’ordre public sans lequel il n’y a pas de démocratie. Face à eux des crypto-fascistes, vêtus de noir comme leurs lointains ancêtres des années 30.
Par Benjamin de Diesbach
• 2 min de lecture
Pour contenir cette menace, le maintien de l’ordre public a évolué depuis l’hiver 2018-1019. Car depuis cette date, les manifestants sont de moins en moins encadrés par les forces syndicales. À chaque manifestation, on voit apparaître un « cortège de tête » où se réunissent les black blocs. Derrière une large banderole noire et blanche, une jeunesse violente et avinée vient en découdre avec les forces de l’ordre. Pour éviter tout débordement, les compagnies de CRS et de Gendarmerie sont devenues plus mobiles et réactives. Elles se composent aujourd’hui de sections d’intervention (EGM) qui procèdent aux interpellations ainsi que d’unités à moto (BRAV). Dès qu’une vitrine est attaquée, les forces de l’ordre se précipitent au contact des casseurs.


Les black blocs sont les jeunesses fascistes du vingt et unième siècle. En noir comme les troupes de Mussolini, elles répandent la terreur pour détruire la nation. Première cible de ces nervis, les symboles du capitalisme.





Sur l’avenue Daumesnil à Paris, les casseurs trouvent un tas de briques. Ils les brisent en plusieurs morceaux, rendant ainsi les projectiles tranchants. Un scénario catastrophe pour les forces de l’ordre. Anticiper revient justement à dégager les voitures, et les matériaux de chantier afin de ne rien procurer aux casseurs. Ce jour-là, les briques ont volé dans le ciel de Paris.

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