[Cinéma] Kokon : téléfilm de propagande
Militante LGBT perdue derrière une caméra, Leonie Krippendorf propose avec Kokon un film d’apprentissage lesbien de très mauvais goût et à la réalisation inexistante.
Par Ange Appino
• 2 min de lecture
Lors d’un été, une adolescente berlinoise découvre sa sexualité lesbienne à travers une aventure avec une camarade de classe de sa grande sœur. En 2023, un film d’apprentissage lesbien qui prône l’émancipation individuelle contre le conformisme, on s’étouffe devant une telle originalité. Que dire, sinon que manifestement suivre ses rêves n’est pas toujours une bonne idée, en tout cas pas pour les rêves de septième art de Leonie Krippendorf. C’est déjà son troisième long-métrage, et à part s’épancher sur les subtilités de l’anatomie vaginale, on se demande ce que la réalisatrice a à dire au monde.
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Cette jeune femme est vraisemblablement une militante LGBT perdue derrière une caméra, ce qui a la fâcheuse tendance de produire de petits téléfilms de propagande au lieu de cinéma. Une réalisation inexistante, une intrigue téléphonée et confuse, un mauvais goût à la limite du pénalement répréhensible dans la représentation de la sexualité d’une adolescente, rien qui ne doive pas être jeté aux ordures.
KOKON (1h35), de LEONIE KRIPPENDORFF, avec Lena Urzendowsky, Jella Haase, Lena Klenke, en salles le 5 avril
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