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Culture

The Many Saints of Newark – une histoire des Sopranos : notre critique

Quinze ans après le dernier épisode de la série Les Sopranos, Alan Taylor donne un souffle nouveau à la célèbre famille dans The Many Saints of Newark. L'ambiance gangster des sixties est au service d'une intrigue bien ficelée, quoiqu'elle sente le déjà-vu.

2 min de lecture

© The Many Saints of Newark - une histoire des Sopranos

De leurs tombes, les morts nous parlent et ils jugent les vivants qui les ont conduits là où ils sont : on n’enlèvera pas à David Chase une grande constance dans ses obsessions. Près de quinze ans après le noir qui refermait sa dernière saison, The Many Saints of Newark ranime Les Sopranos sur le mode du Parrain 2, en sautant une génération. Dans cette genèse, les pères ne valent pas mieux : celui de Christopher Moltisanti, le neveu de Tony, et pire encore, le père de son père (Ray Liotta dans un double rôle extraordinaire).

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Compressée sur deux heures, la mécanique dévoile ses rouages : le Mal mène le monde et se laisse détecter à chaque bouffée de violence. Un nouvel accent porté sur le racisme n’empêche pas la reconstitution d’Alan Taylor de sentir le déjà-vu, tout comme les péripéties. Cependant, quand la malédiction se noue, surprise par le seul spectateur, un frisson nous rappelle que, pour Chase, l’Enfer ne constitue que les dépendances de l’ici-bas.

The Many Saints of Newark – une histoire des Sopranos (2h00) d’Alan Taylor, avec Alessandro Nivola, Leslie Odom Jr., Vera Farmiga, en salle le 3 novembre

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