Une histoire d’amour et de désir : notre critique
Six ans après la sortie d'À peine j'ouvre les yeux, Leyla Bouzid signe son retour avec un nouvel opus sensible et profond, où l'on suit l'amour naissant de deux étudiants dans le monde universitaire parisien.
Par Ange Appino
• 2 min de lecture
Une histoire d’amour et de désir suit la passion naissante de deux étudiants d’origine maghrébine en première année de littérature arabe à la Sorbonne, avec toutes les difficultés qui l’accompagnent. Ne vous fiez pas à ce synopsis inquiétant ; Leyla Bouzid nous livre avec son deuxième long-métrage un film d’apprentissage sensible et profond. En plus d’éviter les clichés victimaires sur l’immigration et de montrer le désastre du déracinement auquel elle aboutit, l’œuvre se hisse à la hauteur de son titre ambitieux et suscite une réflexion riche sur les rapports complexes entre amour passion et désir charnel.
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La possession physique ne souille-t-elle pas nécessairement la dilection du poète ? Voilà la question éternellement épineuse qu’affronte courageusement le long-métrage, appuyé sur la littérature arabe médiévale, envisagée comme radicalement opposée à la pudibonderie islamique. Si l’on regrette une mise en scène parfois fruste, le charme mystérieux de la jeune actrice Zbeida Belhajamor suffirait seul à racheter ces menues imperfections.
Une histoire d’amour et de désir (1 h 42), de Leyla Bouzid, avec Sami Outalbali, Zbeida Belhajamor, Diong-Keba Tacu, en salle le 1er septembre
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