Une Traviata de malades
Au Théâtre des Champs Élysées est née le mois dernier une nouvelle primadonna : Vannina Santoni.
Quel privilège d’assister à la naissance d’une primadonna. Vannina Santoni a magnifiquement réussi ses débuts dans le chef-d’oeuvre de Verdi le mois dernier au Théâtre des Champs-Elysées. Éclatante en robe rouge de bal, la jeune soprano française a fait preuve d’une rare maturité dans l’un des rôles mythiques du mélodrame.
Il faut trois voix pour apprivoiser Violetta : la voix frivole de la demi-mondaine à la vitalité débridée, la voix ardente de l’amoureuse immolée par l’hypocrisie bien-pensante, la voix spectrale de la mourante condamnée par la maladie. Vannina maîtrise déjà toutes les trois, hormis une retenue parfois excessive dans les aigus. Son vibrato soutenu et pudique révèle plus de remords que de violence. Ses pianissimi sur un fil de voix donnent des frissons.
Par Paolo Kowalski
• 2 min de lecture
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Au Théâtre des Champs Élysées est née le mois dernier une nouvelle primadonna : Vannina Santoni.
La Traviata – Verdi
Théâtre des champs-Elysées
INFORMATIONS
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