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Culture

Pleasure : notre critique

Fiction sur l'univers de la pornographie, Pleasure mêle trahisons, pseudo-féminisme et fascination lesbienne en un film hideux où tout sonne faux.

2 min de lecture

© Pleasure

Un sexe dressé pointe vers le visage de Bella Cherry, jeune Suédoise exilée à L.A. pour devenir une star du X. L’écart ne sera comblé qu’au montage, coupes et angles assurant qu’en vrai, aucun des deux n’est entré en contact avec l’autre. Pleasure, c’est la Belle et la Bite version faux-cul, récit d’initiation pompant sans vergogne sur le Showgirls de Verhoeven, avec ascension douloureuse, trahisons et fascination lesbienne.

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Pour son premier film, hideux autant qu’indé, Ninja Thyberg égratigne à peine le milieu du porno californien, observé in vivo avec ses vrais requins dans leurs propres rôles, dents sagement limées. La sororité y confine à la niaiserie, mal servie par Sofia Kappel qui fait penser à une Lana Del Rey comateuse ; ni sa voix rocailleuse, ni ses airs de duchesse ne collent avec son personnage. Le pseudo-féminisme vanté se révèle en carton, Bella échouant à consommer son béguin devant la caméra. Pourquoi donc ? Elle pue de la « cerise »… Même un masculiniste n’aurait pas osé.

Pleasure (1h49), de Ninja Thyberg, avec Sofia Kappel, Revika Reustle, Evelyn Claire, en salle le 20 octobre

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