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Culture

[Cinéma] Interdit aux chiens et aux Italiens : animation stérile 

L’animation en volumes au service d'un récit introspectif ? Si l'idée est séduisante sur le papier, l'interventionnisme du réalisateur relègue le spectateur sur le banc de touche.

2 min de lecture

© Interdit aux chiens et aux Italiens

Sur le papier, le sujet est plutôt séduisant : Alain Ughetto, cinéaste venu tardivement à l’animation en volumes (comprendre, des figurines en pâte à modeler filmées image par image), décide de rendre hommage à sa famille et notamment à ses grands-parents, Italiens de la région alpine d’Ughettera qui ont émigré en France au début du XXe siècle. Ici, l’animation est utilisée comme une sorte d’outil introspectif et elle est constamment ramenée à sa position de « technique », puisque la main du créateur y fait des incursions notables, un peu comme dans L’Alinéa.

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Problème, cet interventionnisme du réalisateur finit par être un peu agaçant. Au lieu de se laisser aller au récit et aux images, le film est parasité par cette emprise démiurgique, et au final on se retrouve un peu sur le banc de touche, à écouter un type ressasser ses souvenirs, ouvrir un album de famille, sans qu’on soit réellement impliqué. D’autant que ses personnages, assez figés et d’une confection peu originale, manquent bizarrement de poésie.


INTERDIT AUX CHIENS ET AUX ITALIENS (1h10), d’ALAIN UGHETTO, film d’animation, en salles le 25 janvier

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